entrer en studio, ne savoir qu’être, être à partir du souffle, du corps, de son organisation dans l’espace
tout part de là
ne rien savoir et aimer absolument être
commencer, c’est tout, commencer et ensuite il y a une deuxième position, puis une autre qui vient et une autre, puis une coulée
faire confiance, ne rien savoir et aussi ne rien comprendre, mais à chaque instant l’intelligence éveillée, capter l’histoire de l’humanité au détour de chaque angle de deux os, ne pas comprendre, s’informer primordialement, se former, former la suite par conséquent
puis quand le tout est presque là, lui obéir, le servir, lui faire révéler davantage sa lumière

Marie Chouinard, 2010, in “Compagnie Marie Chouinard”, Les Éditions du passage, Outremont (Québec)

La Durée du toute
Eric Watier
Exposition personnelle du 23 janvier au 11 mars 2014
à l’école nationale supérieure d’art de Limoges

Timestamp: 1391108263

La Durée du toute
Eric Watier
Exposition personnelle du 23 janvier au 11 mars 2014
à l’école nationale supérieure d’art de Limoges

Jean-François CHAPELLE,
Artiste FLUXUS depuis 1971

Timestamp: 1391106606

Jean-François CHAPELLE,
Artiste FLUXUS depuis 1971

Des trucs s’accumulent partout, dans les coins, au fond des placards et sous les meubles. Aussi sur les meubles. Des trucs qu’on pensait un jour utiles mais dont on a oublié l’existence, de toute évidence on en avait pas besoin ; des trucs qu’on pense que “ça servira peut-être, qui sait, à quelqu’un” ; des machins qu’on a trouvé marrants ou étranges un jour et puis finalement pas tant que ça ; des bidules cassés qu’on espérait un jour réparer ; des babioles qu’on nous a donné, et qu’on s’est dit “merci” ; et puis des merdes qu’on a décidé de jeter un jour, mais plus tard, parce que tout de suite, là, on n’a pas le temps. On n’a pas le temps cette année, l’année suivante non plus, ensuite on a quand même un peu rangé tout ça, on a mis dans un coin inutile ce qui est inutile - avec un peu de chance on a un grenier ou une cave, ça s’aggrave avec l’age et l’espace - mais d’autres merdouilles sont apparues entre temps en conséquence de quoi les choses utiles - ce qui comprend pas mal de choses inutiles, qu’on soit clair - commencent à manquer de place. La situation devient alors conflictuelle entre l’accumulation grandissante d’objets et la nécessité tout aussi grandissante d’espace disponible. Ça devient même une urgence.

Un jour on se décide couragement à défaire l’amoncellement d’inutilités, avec l’idée radicale de tout balancer à la benne (preuve qu’on est pas si barge) et de rendre l’espace inutile inutilisé (on en a besoin, pour le potentiel). Avec un peu de chance, on est peu sentimentaliste. Quoiqu’à a priori, si on a tant de merdes, c’est qu’on l’est (et qu’on vit au 21e siècle, bien sur), en plus d’avoir la flemme.

Si l’accumulation des objets est aussi problématique que l’acte de les jeter, il faut épuiser les objets par tamisage : on les met de côté, on les oublie et au bout d’un an, on les ressort. C’est la redécouverte. A ce stade déjà quelques objets nous semblent complètement vidés de leur âme, on se demande comment on a pu s’y attacher un jour ; quelques-uns semblent même totalement étrangers et sans intérêt aucun, on peut alors les jeter. On répète l’opération chaque année s’il le faut : certains objets s’épuisent moins vite que d’autres et quelques objets se montrent même inépuisables (on peut les considérer comme tels au bout de 5 cycles). Ces derniers, sauf si on est atteint d’une pathologie psychotique grave, sont finalement très peu nombreux et occupent donc peu de place, on peut donc les garder sans que ce soit problématique, on a récupéré de l’espace disponible.

Virginie PIOTROWSKI, 2 septembre 2013

LES CABANES DE DENAIN DANS LE NORD DE LA FRANCE - 2013

Atelier avec une classe de maternelle grande section

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LES CABANES DE DENAIN DANS LE NORD DE LA FRANCE - 2013

Atelier avec une classe de maternelle grande section

STUDIO WIEKI SOMERS, “High Tea Pot”, 2003. Porcelaine de chine non émaillée, fourrure de ragondin, acier et cuir. Courtesy Galerie kreo © DR © Thibaut Voisin

in

Exposition La Tyrannie des Objets,
Commissariat Alexandra FAU
La Galerie des Galeries, Paris, oct 2013 / janv 2014

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STUDIO WIEKI SOMERS, “High Tea Pot”, 2003. Porcelaine de chine non émaillée, fourrure de ragondin, acier et cuir. Courtesy Galerie kreo © DR © Thibaut Voisin

in

Exposition La Tyrannie des Objets,
Commissariat Alexandra FAU
La Galerie des Galeries, Paris, oct 2013 / janv 2014

NADAUD In situ, artiste, Toulouse

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NADAUD In situ, artiste, Toulouse

Grand Stendamm, Coudekerque-Branche

Nous étions installés dans des pavillons en brique ou des HLM. Le 13 septembre en fin d’après-midi, leurs occupants nous ont mis dehors sur le trottoir.

Place des Impressionnistes, Coudekerque-Branche

Cinq déménageurs sont venus nous embarquer dans un camion au logo de B.E.S. Cela a duré quelques heures, le temps de nous accumuler toujours plus nombreux ; 30 mètre cube à chaque fournée. Après quelques kilomètres sur une quatre voies, nous avons aperçu brièvement une cour avec des palettes et le hangar dans lequel ils nous ont empilés. Il était vide à l’exception de machines de menuiserie. Rien à voir, avec un intérieur de HLM ou de villa. Nous y sommes restés jusqu’au matin pour être de nouveau transportés et débarqués dans le quartier où nous habitions hier encore. Nous faisions face aux commerces sur un parking réservé pour nous par un arrêté municipal. Nous pensions être vendu à l’endroit même où nous avions été délogés. La manœuvre semblait insensée. Les gens ne roulaient pas sur l’or par ici, les déménageurs cherchaient certainement à nous monnayer à d’autres qui recherchaient des métaux et du zinc. Ils nous disséqueraient afin de nous revendre en pièces détachées dans d’autres filières. Lorsque nous fûmes bien cantonnés à nos places, les passants demandèrent nos prix. La réponse des déménageurs fut surprenante ; nous n’étions pas à vendre. Il n’y avait pas de brocante.

Bientôt, ils nous dispersèrent sur l’herbe, de l’autre coté de la route, sur le rond point. L’un d’entre nous, entendit que nous servions de matière première pour une intervention artistique. Nous étions sceptiques. Artistes ou déménageurs, ce qui nous importait c’était leurs gestes. Certaines manipulations étaient précautionneuses et répétitives comme à la maison. D’autres étaient surprenantes, enflammées et impulsives, nous étions vissés, enterrés, suspendus. Parfois, le rôle que nous avions tenu la veille, était conservé, mais le contexte habituel n’y était plus. La télévision s’est retrouvée attachée à un banc. Une baignoire bleue, farcie d’un tapis en boule fut promenée de long en large sur la tête d’un homme élancé. Le balai put exercer sa fonction sur la route au milieu du trafic. Nous avions pris position dans tout l’espace de la place, sur tous les sols, terre, asphalte, gazon, dans toutes les positions. Nous sommes restés dans des postures inusitées toute la nuit sans sembler troubler quiconque, comme si nous avions toujours fait partie du paysage.

B.E.S, Coudekerque-Branche

Le lendemain, nous fument de nouveau transférés dans le hangar, nous y restâmes deux mois. Il y eu une inondation, certains étaient en voie de décomposition mais ils nous ont tous gardés tel que nous étions.

Le 8 novembre, les déménageurs revinrent beaucoup plus nombreux. Ils nous changèrent de place à l’intérieur du hangar, un peu plus proche de l’entrée, là où les employés travaillaient. Nos emplacements furent élaborés, nos voisinages étudiés. Des coins salons s’installèrent, des autels décoratifs se dressèrent. Nous servions à raconter des histoires. Tous les déménageurs n’étaient pas satisfaits. Il y eu de nouveaux chamboulements.

Le lendemain, des étrangers sont entrés dans le hangar. Il y eu des discours, ils burent de la bière. C’était inouï d’être installé et de recevoir de la visite dans cet immense entrepôt qui n’avait rien de convivial et qui était aussi froid à l’intérieur que dehors. Certaines personnes se sont aventurées parmi nous, elles se sont souvenues d’objets similaires en nous voyant, elles se sont installées dans les fauteuils, ont regardé et touché les bibelots exposés comme à la maison. Une dame aux manières indiscrètes se collait à nous pour nous épier. Nous comprîmes pourquoi lorsque nous la revîmes plus tard à Dunkerque.

Un peu après midi, les travailleurs ont commencés à nous charger sans ménagement dans leur camion.

Plate-forme, Dunkerque

Le 9 novembre après-midi, le déchargement eu lieu en grande pompe dans un rez-de-chaussée à l’angle d’une rue. Ils nous repartirent dans deux pièces, l’une était éclairée par une vitrine donnant sur la rue, l’autre était sombre, sans aucune ouverture sur l’extérieur. Un escalier montait à l’étage, par la suite, les déménageurs disparurent souvent là-haut pendant des heures.

Ils nous ont tous plaqués le long des murs. Le vide central et l’accumulation excessive contre les cloisons nous déroutaient mais cet intermède fut de courte durée, comme tout ce qui suivi. Pendant dix jours, les évènements se succédèrent à un rythme effréné. A peine étions nous installés quelque part que l’on venait nous déplacer. Ce fut un déferlement d’actions. Les déménageurs se mirent à inventer mille jeux pour nous mettre sans dessus dessous. Plusieurs fois, ils décidèrent d’agir les yeux fermés, à l’aveugle, ce fut des moments doux. Leurs gestes n’étaient pas les mêmes, ils nous frôlaient, lorsqu’ils parvenaient à nous porter, ils le faisaient avec soin. A plusieurs reprises, certains d’entres nous sortirent en ville. Ce fut toujours euphorisant. Nous paradions sur les trottoirs, nous résonnions sur tout ce qui se trouvait en chemin. Les passants se montraient amusés. Pendant dix jours, nous avons changés de place des centaines de fois. Le temps d’une heure, nous fûmes tous mis dehors, contre le mur du bâtiment, nous avons regagnés le lieu dans la foulée, une fois qu’il fut vidé. Nous connaissions les deux pièces par cœur. Nous sommes allés partout, derrière toutes les poutres, sur la plus légère protubérance des murs, en dessous de l’escalier. Nous avons habités les moindres recoins, pas seulement en se postant au milieu des pièces mais en touchant le plafond par les pied, en reliant deux colonnes par accumulation, en étant suspendu, en bouchant des espaces vides.  Nous nous découvrions des capacités insoupçonnées.

Le dernier jour, des murs ont été déplacés, la pièce lumineuse a été complètement vidée. Les déménageurs y ont introduit une table qui venait du premier étage ; elle fut cirée pour l’occasion. Elle trônait dans la salle vide alors que nous étions amoncelés dans la salle du fond. Notre empilage n’avait plus rien à voir avec ce que nous avions connu : partir du plus lourd pour monter en hauteur avec des plus légers. Nous étions dans des positions étourdissantes parce qu’ils avaient construit savamment des tunnels à l’intérieur des monticules.

Les déménageurs sont partis, nous laissant sur place, en équilibre jusqu’au 6 décembre. Pendant la journée, des visiteurs entraient dans le lieu. La dame que nous avions rencontrée dans le hangar revînt. Elle agissait de la même manière, elle se plaquait contre nous. Nous découvrîmes qu’elle était aveugle. Certains visiteurs étaient ravis nous trouver là, d’autres étaient interloqués, voir même irrités. Très peu sont entrés dans le tunnel. Ils ont juste vu un grand tas de décombres. Dommage, l’équilibrisme, c’était notre point fort.

Fructose, Môle 1, Dunkerque

Avant Noël, nous avons de nouveau été déplacés dans un hangar du port. Nous côtoyions, à l’intérieur, des meubles dépareillés, installés de manière conventionnelle, et dehors, des compatriotes abandonnés, épars, dans le lieu depuis des lustres. Le terrain autour du hangar était immense, ouvert. C’était une friche ponctuée par des monts de terre, de pavé et de gravât. Elle était proche de la ville, visible de l’autre côté des bassins. Pourtant, elle semblait au bout du monde, oubliée par beaucoup, laissant aux autres la liberté d’agir comme ils le souhaitaient.

Nous avions changé, nous avions abandonné notre fonctionnalité. Nous étions en bois, en fer, en caoutchouc, en paille. Nous étions petits pour pouvoir nous glisser dans les recoins reculés, nous étions ronds pour pouvoir rouler sur des kilomètres, nous étions en tissu pour pouvoir nous enrouler autour des autres. Ce qui avait été insurmontable ; le fait d’être toujours considéré comme une masse devenait une force.

Le lieu nous accueillait. Nous nous y sentions comme des poissons dans l’eau.

Le 9 décembre, des spectateurs sont venus nous voir. Ce fut court et effervescent. Il y avait de l’activité partout en même temps sur le Môle, sur les monticules de terre, derrière et dans le hangar, au bout de la jetée. Nous étions en action, en mouvement avec les déménageurs. Nous faisions partie de leur bande. Vers la fin, lorsque la nuit tomba, ils commencèrent à entasser des dizaines d’entres nous pour élever une grotte autour du canapé et de ses trois occupants. Longtemps, prés du feu, ils se sont acharnés à la construire et la détruire dans un même mouvement. Nous volions en éclats. Que nous soyons à l’intérieur du hangar, isolés dehors ou au beau milieu du tas, nous étions chez nous, domiciliés.

Nous ne restâmes que trois jours sur le Môle. Tôt le matin, un camion se gara à quelques mètres du tas, ils nous enfournèrent dedans.

L.A.A.C, Dunkerque

Le nouveau lieu n’avait rien à voir avec nos habitations précédentes. Il était spacieux, lumineux, gai et coloré. Deux étages de galeries ouvertes s’ouvraient sur un grand amphithéâtre dont nous occupions le centre. Un lieu tiré à quatre épingles dont la fonction nous était inconnue.

En septembre, nous offrions une vue plaisante, nous nous sentions alors vaillant et compact. Désormais, nous étions en morceaux, abstrait et nombreux. Lors du déchargement, on nous traita prudemment. Certains déménageurs utilisèrent même des gans blancs pour nous poser sur une bâche rectangulaire. Nous n’eûmes aucun contact direct avec le sol. Nous formions un tas, comme souvent, mais ils respectaient les limites de la bâche avec tellement de précaution que tous ceux qui se trouvaient sur les bords étaient alignés au cordeau. Des personnes avec des talkies-walkies tournaient autour de nous, nous les sentions aux aguets.

L’ordre régna peu de temps. Le naturel des déménageurs avait peut-être été contraint par une emprise étrangère, en tout cas, ils se libèrent vite et retrouvèrent leur penchant extensif. Rapidement, nous fûmes disséminés partout dans l’amphithéâtre et sur les gradins de carrelage blanc. Ils agissaient en petits groupes, nous triaient, nous filmaient. L’agitation régnait dans des plages horaires beaucoup plus cadrées qu’auparavant et dans une ambiance feutrée. Pendant deux jours, nous restâmes dans l’amphithéâtre lorgnant les étages supérieurs qui semblaient interdit. Le troisième jour, cinq ou six d’entres-nous eurent la chance de les visiter. A notre retour, nous fîmes part aux autres de notre découverte ; les salles étaient vides, leurs centres inoccupés, seuls des centaines de peintures étaient fixés aux murs.

Les déménageurs ont-ils compris que ces espaces aiguisaient notre convoitise ?  Toujours est-il, qu’ils nous ont emmenés toujours plus nombreux à l’assaut des étages. Contrairement à ce que nous attendions, il n’y eu pas d’invasion. Ils firent comme les Japonais avec les fleurs ; des Ikebanas. Ils prirent mille précautions pour nous choisir, pas plus qu’une vingtaine. Ils nous ont affectés des places très précises en adéquation avec les peintures et l’architecture du lieu. Nous étions mis en valeur et fier de l’être, confortablement installés sur du bulle pack. Chacun à notre emplacement, nous résonnions différemment avec notre entourage. Certain, provocateur, accaparait l’attention, comme le parpaing ou le matelas. D’autres se mêlaient si bien aux habitants permanents, qu’ils devenaient un fragment de leur groupe par mimétisme. La cohabitation avec les peintures fonctionnait parfaitement.

Tout le monde ne pensait pas la même chose, les talkies-walkies transportaient des rumeurs ; nous n’étions pas les bienvenus, nous apportions des maladies.

La plupart d’entres-nous étaient restés en bas, très nombreux. Ils furent empilés sur des planches et des tréteaux. C’étaient une immense construction. Au sommet de l’amoncellement, la bâche sur laquelle nous étions installés le premier jour, protégeait tout le monde. Le rangement était savant, il s’élevait par strates. Ils étaient à leur aise, puissant, en groupe. C’était la première fois que nous étions véritablement séparés. Nous nous sentions solidaires, ils auraient pu être choisi pour s’installer avec les peintures, nous aurions pu nous trouver dans cette réserve.

A coté de la construction, se trouvaient deux vitrines où étaient déposés soigneusement des petits objets que nous n’avions jamais vus auparavant. Ils n’étaient pas traités comme nous, ils restaient entiers, individuels, ils n’avaient pas accès aux salles, ils étaient protégés, sous-verre. Néanmoins, nous nous sentions proche.

Les déménageurs sont partis. Sitôt qu’ils l’eurent fait, les gens aux talkies-walkies nous ont éjectés hors du lieu, désireux de retrouver l’ordre régnant.

Inexplicablement, ceux qui se trouvaient dans les étages ont été bien mieux traités que ceux qui étaient empilés en bas. Ils furent jetés dans un camion. Nous fûmes emballés précautionneusement. Nous sommes stockés depuis neuf mois et n’avons plus aucune nouvelle des autres. Nous étions pourtant identiques.

 

Nous avons déménagé cinq fois.

Nous avons habité  à

                               au bas de

                               au bord de

                               au cœur de

                               au dessus de

                               au dessous de

                               aux environs

                               en

                               entre

                               parmi

                               prés de

                               sur

                               sous

                               chez nous

                               dans une entreprise, deux lieux de création artistique, un musée.

Nous ne l’avons jamais fait de la même manière.

Nous avons habité certains lieux beaucoup plus longtemps que d’autres.

Nous n’avons pas été accueillis de la même façon partout.

Nous n’avons pas été vus partout de la même façon.

Nous avons été mis dehors deux fois.

Nous avons gêné.

Nous avons réjoui.

Nous avons été actifs.

Nous sommes encombrants.